« J’ai toujours aimé créer. En raison des difficultés rencontrées la création s’est changée en combat car je tiens particulièrement à ce que nous puissions parvenir, par nous-même, aux solutions. Cette passion est vite devenue mon métier : je fais naître des associations, je les accompagne pour qu’elles puissent devenir actives dans le changement à Madagascar et dans le monde. La radio fut un hasard car je n’avais jamais vraiment eu de lien direct avec ces métiers formidables. »

« Universitaire du Sud malgache, littéraire de formation (titulaire d’une habilitation à diriger des recherches délivrée par l’Université de La Réunion, 2010) – mais branchée sur les études comparatistes – j’ai été amenée, depuis les travaux postdoctoraux (2004), à adopter un regard anthropologique et à intégrer le mouvement culturaliste. J’ai reçu une éducation familiale fondée sur la culture malgache. Ma scolarisation a été associée aux instructions religieuses et adossée à une société qui prend en considération les identités ethniques. »

Contributrice

« Lauréate de la Grande Médaille de la Francophonie décernée par l’Académie Française en 2012, ainsi que du Grand Prix de l’Océan Indien et du Pacifique décernée par l’ADELF pour l’ensemble de son œuvre. J’ai consacré toute ma vie à l’écriture, la mienne et celle des autres. Après un long séjour à l’étranger, je suis revenue à Madagascar. Depuis, je consacre mon temps à la transmission du savoir littéraire. Je préside actuellement l’association « Synergie des auteurs, éditeurs et libraires de Madagascar ». J’ai publié une dizaine de romans, des pièces de théâtre en malgache. »

Illustrateur

« Dessinateur/illustrateur : fusain, graphite, pierre noire, sanguine, peinture sur toile/murale et numérique. Originaire de Fianarantsoa, voué de passion pour le dessin depuis le collège, j’ai commencé à me mettre à dessiner des visages en classe de sixième après que notre professeur de français m’a montré un portrait qu’il a fait. C’est en arrivant à Antananarivo, en 2012, que j’ai commencé à utiliser la sanguine, la pierre noire et les outils numériques. Et je me suis vraiment plongé dedans après mes années d’études supérieures en 2015. »

Illustrateur

« Je dessine depuis 40 ans. Je suis issu d’une fratrie de dessinateurs et d’une famille d’artistes. On peut dire que l’art coule dans nos veines. Le quotidien des Malgaches et les scènes de vie sont mes sujets de prédilection. Il y a toujours quelque chose de cocasse et d’amusant dans ces petits « riens » qui font tout dans la vie d’une cité. J’adore dessiner la vie grouillante d’Antananarivo et les petites scènes dans les brousses de la Grande île. Mes dessins résultent le plus souvent de mes pérégrinations au gré des mes inspirations et… de l’instant présent. »

Contributeur

Artiste atypique, roulant à contre courant de tout ce qui se rapproche des normes préétablies, sans être pour autant un antisocial…
Plutôt un anticonformiste de ce que pourrait accepter sans se poser de question une majorité trop habitué à rentrer dans les rangs. Danseur Chorégraphes ayant laissé ses marques dans le milieu de la danse contemporaine Malagasy, il est aussi journaliste de profession. Ayant sillonné le monde pour partager son art, c’est aussi un peintre, ancien mannequin et photographe qui expose ses « regards » à l’occasion. Conteur, il emboîte le pas à ses ainés, pour pérenniser cette expression un peu oublié. Il y a tant à dire sur une personne, mais la meilleure façon de la connaitre ce n’est pas trop à travers une courte bio, mais à travers les rencontres, alors, vous vous ferez aussi votre propre opinion sur cet électron libre quand vous le croiserez au hasard des rencontres…

Je m’appelle Rajaonarivelo Sabella, j’ai 22 ans, je suis étudiante et dessinatrice.J’ai toujours aimé dessiner depuis que je suis toute petite et à 10 ans j’ai commencé à faire des portraits. En grandissant j’ai évolué et réalisé de très beaux dessins portraits dont je ne pensais pas pouvoir faire, surtout depuis que j’ai eu mon baccalauréat scientifique. J’utilisais toujours du graphite, du fusain, pierre noire, et récemment j’ai ajouté le pastel et l’acrylique. Là même si j’étudie en même temps, je trouve toujours un peu de temps pour dessiner, un moyen de s’évader un peu du tracas et du tumulte de la vie.

Contributrice

Na Hassi a grandi à Fianarantsoa. Elle a obtenu son Master I en Lettres Françaises et Francophones à l’Université d’Antananarivo, en travaillant sur les « Images et dynamique dans le recueil de poèmes Simple Voyelle d’Esther NIRINA ». Depuis, elle jongle avec la rédaction, l’écriture poétique et les performances scéniques dans la région océan Indien (Madagascar – Comores – La Réunion) et a participé aux lectures scéniques du Masa d’Abidjan (2020). En 2016, elle sort son recueil de poèmes audio « Prozodik, l’hystérique et ses masques », en collaboration avec la photographe Mianoka Andriamandroso. Elle publie des chroniques sur des revues culturelles en ligne : « Na Hassi Constat » sur SakMag de Sakara – Comores (2017) et « Les chroniques de Madagascar » sur Indigo Le Mag (2019). Ses poèmes sont parus dans des revues littéraires : « Takelaka Tsara Soratra » (Ranjasoa Publishing 2016-2017-2018), « Les mots d’une île à l’autre » (éditions Union pour la Défense de l’Identité Réunionnaise – UDIR - 2018) et Project-îles Revue (éditions Project-îles 2019).