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Exposition Malagasy

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Par Yanne Lomelle

Découvrir et redécouvrir RIJASOLO

 

Il est le premier photographe à avoir remporté le premier prix du concours Paritana. Actuellement en résidence à la Cité Internationale des Arts à Paris, Rijasolo y tient une exposition intitulée « Malagasy ». Une déclaration d’amour pour son pays et son peuple. A travers son œil de photographe, il a fait découvrir au public parisien Madagascar sous un autre angle.

 

En collaboration avec l’écrivain, Raharimanana Jean Luc, cette exposition est une manière pour les deux artistes de partager au monde leur affection pour l’Ile Rouge. Pour sa part, en photographe chevronné et artiste dans l’âme, Rijasolo à travers ses photographies ne cherche pas à dresser un profil type du malgache mais à saisir un moment, d’une réalité de la population malgache. Raharimanana Jean Luc quant à lui armé de ses verbes rappelle la beauté et la singularité des « Malagasy ».

« Les îles ont toujours permis les rencontres, et tu es le fruit de l’une d’entre elles, ça se voit, sur ta peau, ça se voit par tes cheveux, tu n’es pas masque sans expression, tu es mémoire vivante des liaisons non-avouées. J’ai des mots doux pour dégeler ton cœur, j’ai des mots-bonheur à poser sur tes lèvres, j’ai des mots qui rassurent, simple et qui ne rusent pas sur la douleur…» peut-on lire dans cette œuvre de Raharimanana qu’il a intitulé « Malagasy, lettre d’espérance».

Ayant les mêmes sensibilités artistiques, la collaboration entre les deux hommes était inévitable. « Nous nous apprécions mutuellement, dans nos disciplines respectives sans pour autant nous connaitre et nous avons trouvé ici l’occasion de travailler ensemble » mentionne Rijasolo.

L’approche artistique des deux hommes est similaire malgré la différence entre les deux disciplines. L’un comme l’autre, ils exposent la réalité sans artifice mais avec la tendresse et l’affection d’une personne profondément attachée à cette société malagasy. L’exposition Malagasy s’apparente donc à cela, découvrir et redécouvrir Madagascar à travers un texte et 90 photos.

 

Focus sur la résidence à Paris 

Pour sa résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris, Rijasolo s’est consacré au triage de ses photographies. Un travail minutieux qu’il n’a pas réussi à faire en 12 années d’exercice. Durant les trois mois de résidence, le photographe a trié un à un plus de 60.000 clichés. Cette démarche lui permettra par la suite d’avancer sur d’autres projets artistiques. En outre, ce travail titanesque de tri, la résidence présente l’opportunité pour l’artiste de tisser des liens, d’étoffer sa connaissance artistique mais par-dessus tout de se détacher un peu d’Antananarivo et d’y revenir ce 12 décembre prochain plus inspiré que jamais.