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Journal du Confinement : écrire ou ne pas écrire ?

Source cheekmagazine.fr/ l Par Myriam LEVAIN

Une semaine de confinement. Une semaine d’errance au supermarché et en conseil des ministres pour commencer à comprendre ce qui nous arrive concrètement. Le pays et le monde sont en train de passer à l’arrêt total et de geler nos vies pour une durée indéterminée. Et bien sûr cela ne signifie pas la même chose quand on s’apprêtait à déménager, quand on est sur le point d’accoucher, quand on est en train d’écrire un album ou quand on venait de décrocher un boulot au black. Il y a autant de situations de confinement qu’il y a d’individus, ou presque, c’est une lapalissade de l’écrire.

Là où ça se corse, c’est quand il s’agit de les relater. Parce que comme toujours, il y a celles et ceux qui n’ont aucun problème à s’emparer du micro et il y a les autres qui se terrent au fond de la salle, en espérant que personne ne va les faire monter chanter avec eux sur du Daniel Balavoine (je ne sais pas pourquoi cette image de karaoké m’est venue, j’aurais aussi pu choisir l’élève qui lève le doigt versus celui qui s’aplatit sur sa table). Sans surprise, on s’empare bien plus facilement du micro, et en l’occurrence de son MacBook, quand on en a un, pour commencer. La fracture numérique n’est jamais apparue aussi crûment que depuis la fermeture des écoles, qui marginalise de facto tou·te·s les élèves qui n’ont pas d’ordinateur à la maison et qui vont être bien embêté·es pour rattraper tous ces cours en ligne.

“Le problème n’est pas tant que des journaux de confinement d’écrivaines stars soient publiés, c’est qu’ils soient les seuls à être publiés.

 

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